Ce que chaque groupe politique défend sur ce texte, résumé depuis ses amendements et ses votes — à l'Assemblée comme au Sénat.
19 amendements
Le groupe Écologiste et Social a centré son action parlementaire sur l’opposition à la saisie des amendes non payées sur les minimas sociaux (RSA, ASS) et les prestations familiales. Il a proposé la suppression de l’article unique autorisant cette saisie, ainsi que la suppression ou la réduction des alinéas 1, 2 et 3 qui prévoient la saisie sur le RSA, l’ASS et les prestations familiales, et a demandé la réduction du plafond de saisie de 50 € à 1 € voire 2 €. Le groupe a également cherché à clarifier le titre du texte et à insérer plusieurs articles de suivi (rapports parlementaires, exigences de motivation individuelle). Aucun de ces amendements n’a été adopté, le groupe a donc voté contre la proposition de loi dans son ensemble.
- Suppression de l’article unique qui autorise la saisie des amendes sur le RSA, l’ASS et les prestations familiales.
- Suppression des alinéas 1, 2 et 3 du texte, visant respectivement la saisie sur le RSA, les prestations familiales et l’ASS.
- Réduction du plafond de saisie de 50 € à 1 € (ou 2 €) pour le RSA, les prestations familiales et l’ASS.
- Clarification du titre du projet de loi pour refléter l’impact de la saisie sur les minimas sociaux.
contre
SOCSocialistes et apparentés 13 amendements
Le groupe Socialistes et apparentés a cherché à protéger les bénéficiaires de minima sociaux en proposant la suppression de l’article qui rendait saisissables les amendes impayées, ainsi que des amendements de repli visant à réduire le plafond de saisissabilité (de 50 € à 40 €, 30 €, 20 €, 10 € ou 5 €) et à limiter la saisie à un seul montant global par ménage. Aucun de ces amendements n’a été adopté. Le groupe s’est donc opposé à la mesure de saisissabilité, affichant une position globalement « contre ».
- Suppression de l’article prévoyant la saisissabilité des amendes impayées sur le RSA, l’ASS et les prestations familiales.
- Réduction du plafond de saisissabilité de 50 € à 40 €.
- Réduction du plafond de saisissabilité de 50 € à 30 €.
- Réduction du plafond de saisissabilité de 50 € à 20 €.
contre
LFI-NFPLa France insoumise - Nouveau Front Populaire 11 amendements
Le groupe La France insoumise - Nouveau Front Populaire a présenté une série d'amendements visant à supprimer l'article unique qui autorise la saisie des amendes impayées sur les minima sociaux (RSA, ASS, prestations familiales) et à rendre insaisissables plusieurs allocations (ASPA, ASI, RSO). Tous ces amendements ont été déposés et débattus, mais aucun n’a été adopté; l’amendement n°AS12 a même été rejeté comme irrecevable. Le groupe a également proposé des amendements de rapport pour demander un suivi parlementaire sur les conséquences sociales des saisies. En définitive, le groupe s’est opposé à la mesure de saisie, adoptant une position clairement contre la proposition de loi.
- Suppression de l'article unique autorisant la saisie des amendes sur le RSA, l'ASS et les prestations familiales.
- Rendre l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) insaisissable.
- Rendre l'allocation supplémentaire d'invalidité (ASI) insaisissable.
- Rendre le revenu de solidarité outre-mer (RSO) insaisissable.
contre
2 amendements
Le groupe Droite Républicaine a présenté deux amendements visant à préciser que les amendes concernées sont uniquement celles prononcées par une juridiction pénale ou de caractère forfaitaire, et à instaurer un rapport parlementaire sur le recoupement des données judiciaires et sociales. Aucun de ces amendements n’a été adopté. Le groupe a donc exprimé son souhait de restreindre le champ d’application de la mesure et de renforcer le suivi parlementaire, tout en s’opposant à la version initiale du texte tel qu’il était présenté.
- Définir que seules les amendes pénales ou forfaitaires sont concernées par la saisie sur les minimas sociaux.
- Modifier la rédaction pour préciser la limite financière applicable aux saisies d’amendes.
- Instaurer, dans les six mois suivant la promulgation, un rapport gouvernemental étudiant le croisement des bases de données pénales, policières et sociales.
- Améliorer la transparence parlementaire sur la situation des personnes déboursant des amendes pénales ou forfaitaires.
contre
2 amendements
Le Rassemblement National a proposé deux amendements: l’un visant à instaurer un rapport d’évaluation de l’impact de la saisie des amendes impayées sur les minimas sociaux, et l’autre précisant que le recouvrement doit respecter le solde bancaire insaisissable afin de garantir les besoins essentiels. Aucun des deux amendements n’a été adopté. Le groupe s’est donc opposé aux propositions telles qu’elles ont été présentées, adoptant une position globalement défavorable au dossier.
- Instaurer un rapport d’évaluation, à un an après la promulgation, sur l’impact de la saisie des amendes non payées sur les minimas sociaux et sur le taux de recouvrement.
- Garantir que le recouvrement des amendes respecte le solde bancaire insaisissable, afin de préserver les ressources nécessaires aux besoins essentiels des bénéficiaires.
contre
EPREnsemble pour la République 1 amendement
Le groupe Ensemble pour la République a présenté un unique amendement (n° AS7) visant à restreindre le dispositif de saisie des minima sociaux aux seules amendes délictives, en précisant que la saisie ne s’appliquerait qu’aux infractions prévues à l’article 131‑13 du code pénal. Le texte proposait d’insérer les mots « délictuelles » dans le premier alinéa et de préciser la même restriction dans les alinéas deux et trois. Cet amendement n’a pas été adopté, aucune autre proposition du groupe n’a été débattue ou votée. Le groupe s’est donc opposé à l’élargissement du champ d’application du dispositif tel qu’il était présenté initialement.
- Limiter la saisie des minima sociaux aux amendes délictives uniquement
- Insérer la référence à l’article 131‑13 du code pénal dans le texte législatif
- Éviter que des contraventions de moindre gravité entraînent la perte de ressources minimales de subsistance
contre
GDRGauche Démocrate et Républicaine 1 amendement
Le groupe Gauche Démocrate et Républicaine a présenté un amendement visant à supprimer l'article unique de la proposition de loi, estimant que la saisie des amendes non payées sur les minimas sociaux constitue une logique trompeuse et abusive. L'amendement n'a été ni adopté, ni rejeté, ni débattu, et n'a donc pas modifié le texte. Le groupe s'est opposé à la mesure de recouvrement proposée, adoptant une position clairement contre le dispositif.
- Suppression de l'article unique prévoyant la saisie des amendes non payées sur les minimas sociaux
- Argumentation selon laquelle le dispositif est trompeur et abusif envers les bénéficiaires des minimas sociaux
contre
LIOTLibertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires 1 amendement
Le groupe Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires (LIOT) a présenté un amendement visant à insérer un article unique prévoyant que le gouvernement rende compte, dans les six mois suivant la promulgation de la loi, des facteurs expliquant le faible recouvrement des amendes, notamment l’impact des minimas sociaux. Cette proposition, qui ne préconise pas la saisie directe des amendes impayées, a été rejetée. Le groupe s’est donc opposé à la mesure de saisie des amendes sur les minimas sociaux, adoptant une position clairement contre la réforme proposée.
- Demande d’un rapport parlementaire dans les six mois suivant la promulgation pour identifier les causes du faible recouvrement des amendes.
- Rejet de l’idée que l’insaisissabilité des minimas sociaux soit la principale explication du problème de recouvrement.
- Opposition à la mise en place d’une saisie des amendes non payées sur les minimas sociaux sans données probantes.
- Insistance sur la nécessité d’une analyse factuelle avant toute mesure coercitive envers les bénéficiaires de minimas sociaux.
contre