Sénat
Déposé sur le texte « Actualisation de la programmation militaire pour 2024 à 2030 »
Hélène Conway-Mouret (SER)
Déposé le 2 juin 2026
8 cosignataires
Texte pjl25-635
RAPPORT ANNEXÉ
Nos règles automatiques n'ont pas pu classer la portée de cet amendement. Cela ne préjuge en rien de son importance.
Le présent amendement vise à reconnaître les drones d’interception comme une catégorie capacitaire à part entière et comme une priorité structurante de la lutte anti‑drones. Il affirme la nécessité de développer et de soutenir une capacité souveraine de production nationale dans ce domaine, afin de garantir la résilience et la réactivité des forces armées face à l’évolution rapide des menaces. La dronisation du champ de bataille constitue aujourd’hui une réalité opérationnelle majeure des conflits contemporains, caractérisée par des menaces aériennes saturantes, diffuses et à faible coût. Dans ce contexte, les drones d’interception sont devenus un outil tactique indispensable à la protection des forces déployées et des infrastructures sensibles. Toutefois, ces systèmes demeurent aujourd’hui intégrés aux dispositifs généraux de lutte anti‑drones, sans reconnaissance capacitaire propre, alors même qu’ils relèvent d’une logique opérationnelle et industrielle spécifique, proche de celle des munitions téléopérées : usage unique, production en masse, cycles d’innovation rapides et nécessité de montée en cadence industrielle. Si le rapport annexé fixe des objectifs capacitaires précis pour plusieurs segments critiques, notamment les munitions téléopérées, les torpilles ou les missiles air‑air, assortis d’un soutien à la montée en puissance industrielle, aucun objectif équivalent n’est toutefois prévu pour les drones d’interception.
Après l’alinéa 75 Insérer un alinéa ainsi rédigé : Les drones d’interception à usage unique, neutralisant par effet cinétique ou par charge militaire les systèmes aériens non habités menaçant les forces ou les infrastructures, constituent une catégorie capacitaire à part entière, distincte des systèmes LAD réutilisables au sein desquels ils sont aujourd’hui regroupés. Au même titre que les munitions téléopérées (MTO), ils font l’objet d’objectifs de commandes et de livraisons assortis de volumes chiffrés aux horizons 2030 et 2035. Leur production industrielle en grande série bénéficie d’un cofinancement des capacités de production, selon les mêmes modalités que celles prévues dans la présente actualisation pour les autres catégories de munitions.
Aucun scrutin public trouvé pour cet amendement : il a probablement été voté à main levée. Le détail nominatif n'existe alors pas.
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