Sénat
Déposé sur le texte « Projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l’Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, d’information, de transport, de santé, d’agriculture et de pêche »
Nathalie Delattre (RDSE)
Déposé le 3 février 2026
3 cosignataires
Texte pjl25-118
Article 41
Cet amendement modifie le fond du texte selon nos règles automatiques.
L’article L. 286-5 transpose le paragraphe 3ter de l’article 3 de la directive RED. Celui-ci précise qu’au maximum une fois par an, les Etats-membres doivent notifier à la Commission Européenne un résumé des dérogations au principe de cascade et le motif de ces dérogations. Pour exécuter cette obligation, cet article propose que les installations de production d’énergie assurent le suivi des dérogations. Or, ce sont les services de l’Etat qui sont chargés d’accorder des dérogations au principe de cascade. Ces services sont alors les mieux à même de transmettre à l’administration centrale, puis à la Commission européenne, la liste exhaustive des motifs des dérogations. De plus, dans son considérant 3, la directive RED précise que les Etats Membres peuvent déroger au principe de cascade « dans des circonstances dûment justifiées, par exemple lorsque cela est nécessaire à des fins de sécurité de l’approvisionnement énergétique ». Le considérant précise également que dans ces cas de figure il revient à l’Etat membre de notifier de telles dérogations à la Commission. Pour satisfaire à ce considérant, il est par conséquent logique que l’Etat membre assure le suivi de ces motifs de dérogation. Le présent amendement vise donc à confier au préfet, représentant de l’Etat, le soin de réaliser ce suivi, qui doit être assuré sous la forme d’un diagnostic sur la distorsion des usages de la biomasse solide au moins tous les trois ans.
Alinéa 108 Rédiger ainsi cet alinéa : « Art. L. 286-5. – Le préfet de région par l’intermédiaire de la cellule biomasse, assure un suivi des motifs des dérogations prévus à l’article L. 286-3 telles qu’accordées sur le territoire régional. Ce suivi est assuré sous la forme d’un diagnostic régulier, au moins tous les trois ans, sur la distorsion des usages de la biomasse solide. »
Aucun scrutin public trouvé pour cet amendement : il a probablement été voté à main levée. Le détail nominatif n'existe alors pas.
Nous n’avons pas encore de version du texte postérieure à cette lecture : impossible de dire si cet amendement a été conservé.