Assemblée nationale
Déposé sur le texte « Lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme »
Comprendre · Ce que ça change au texte
Statistiques établies depuis le 18 juillet 2024, ouverture de la 17e législature élue après la dissolution du 9 juin 2024. Les rapports de force antérieurs à la dissolution ne sont pas couverts.
Avant
Le titre III du livre IV du code pénal est complété par un chapitre VII ainsi rédigé : « Chapitre VII provocation à la destruction ou à la négation d un État Art. 437‑ . – Le fait provoquer directement ou indirectement à la destruction ou à la négation un État, faire publiquement apologie de sa destruction ou sa négation est puni de cinq ans emprisonnement 75 000 euros amende
Après
I. – (Supprimé) II (nouveau). – Le cinquième alinéa de l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse est remplacé par trois alinéas ainsi rédigés : Seront punis même peine ceux qui, par l’un des moyens énoncés en l article 23, auront : ° Fait l’apologie des crimes mentionnés au premier alinéa du présent article, des crimes guerre, des crimes contre l’humanité, des crimes de réduction en esclavage ou exploitation d’une personne réduite en esclavage des crimes et délits collaboration avec ennemi, y compris si ces crimes n’ont pas donné lieu à la condamnation leurs auteurs ; « 2° Appelé publiquement en méconnaissance du droit des peuples à disposer eux-mêmes des buts et principes la charte des Nations unies, à la destruction un État reconnu par la République française
Modification retrouvée dans la version suivante du texte · Article 2.
Cet amendement est destiné à mieux sécuriser sur le plan juridique les dispositions de l'article 2 de la présente proposition de loi en les réécrivant pour se conformer à l'avis rendu par le Conseil d'État le 22 mai 2025. D'une part, le champ d'application du nouveau délit sanctionnant l'appel à la destruction d'un État est circonscrit. L'infraction n'est constituée qu'à raison des propos qui exhortent à la destruction d'un État ayant fait l'objet d'une reconnaissance officielle par la République française, en méconnaissance du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et des buts et principes de la charte des Nations Unies. D'autre part, l'infraction est désormais intégrée au sein de l'article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, et bénéficie donc du régime procédural spécifique aux infractions en matière de presse.