Assemblée nationale
Déposé sur le texte « Accélérer la prévention cardio-neuro-vasculaire et anticiper un risque sanitaire et social majeur »
Comprendre · Ce que ça change au texte
Statistiques établies depuis le 18 juillet 2024, ouverture de la 17e législature élue après la dissolution du 9 juin 2024. Les rapports de force antérieurs à la dissolution ne sont pas couverts.
Avant
I. – Après l’article L. 4121‑1 du du travail, il est inséré un article L. 4121‑1‑1 rédigé « Art. L. 4121‑ ‑1. – Les employeurs organisent, au moins une fois par an, une action sensibilisation et d information des facteurs de risque cardiovasculaire et de l’apparition des maladies cardio‑neuro‑vasculaires au bénéfice des salariés. Cette action peut être réalisée en lien avec des associations régies par la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association, reconnues d’intérêt général au sens de l’ 200 du code général des impôts, ou agréées pour leurs activités de prévention sanitaire. Cette action s’inscrit dans le cadre des obligations générales de prévention prévues l’article L. 4121‑1 du présent code et ne se substitue pas aux missions des services de prévention et de santé au travail définies articles L. 4622‑2 et L. 4622‑3. » II – modalités présent notamment agrément associations pour activités sanitaires sont précisées par décret
Après
Le de la santé publique est modifié ° Le dernier alinéa l article L. 4161‑1 est remplacé par treize alinéas ainsi rédigés : Le présent ne s’applique pas : ) étudiants en médecine ; « b) Aux sages‑femmes ; « c) Aux pharmaciens biologistes pour l’exercice des actes de biologie médicale ou pour les prélèvements cervico‑vaginaux réalisés dans le cadre du dépistage du cancer du col de l’utérus ; « d) Aux pharmaciens qui prescrivent ou administrent des vaccins, délivrent sans ordonnance des médicaments, contribuent à l’évaluation et à la prise en charge de situations cliniques ou mesurent la pression artérielle en application des 9° et 9° bis de l’article L 5125‑1‑1 A ; « e) Aux masseurs‑kinésithérapeutes qui mesurent la pression artérielle ; « f) Aux infirmiers qui effectuent des consultations infirmières dans des conditions prévues par décret en Conseil d’État, qui prescrivent produits de santé et les examens ou qui effectuent les actes professionnels et les soins figurant sur la liste prévue à l’article L. 4311‑1 ; « g) Aux infirmiers ou gardes‑malades qui agissent comme aides un médecin ou que celui‑ci place auprès de ses malades ; « h) Aux conseillers en génétique qui prescrivent des examens de biologie médicale en de l’article L. 1132‑1 ; « i) Aux physiciens médicaux ; « j) Aux détenteurs d’une qualification professionnelle figurant sur une liste définie par arrêté ministre chargé de la santé et exerçant, dans la limite de leur formation, l’activité d’assistant médical ; « k) Aux auxiliaires médicaux exerçant en pratique avancée en application de l’ L. 4301‑1 ; « l) Aux personnes qui accomplissent dans les conditions prévues par un décret en Conseil d’État pris après avis de Académie nationale de médecine, les actes professionnels dont la liste est définie par ce même décret. » ; 2° Après la première phrase du neuvième alinéa de l’article L. 4321‑1, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Il est autorisé à mesurer la pression artérielle de patients dans une démarche de prévention risques cardio‑neuro‑vasculaires. » ; 3° Au premier alinéa de l’article L. 4424‑1, les mots : « n° 2024‑420 du 10 mai 2024 visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires et à améliorer l’accompagnement des victimes » sont remplacés par les mots : « n° du visant à doter la France d’une stratégie nationale de lutte contre les maladies cardio‑neuro‑vasculaires » ; 4° Au premier alinéa de l’article L. 4431‑1, les mots : « n° 2026‑373 du 15 mai 2026 facilitant l’exercice en France des médecins diplômés au Royaume‑Uni ayant débuté études avant le Brexit » sont remplacés par les mots : « n° du visant à doter la France d’une stratégie nationale lutte contre les maladies cardio‑neuro‑vasculaires » ; 5° Le 9° de l’article L. 5125‑1‑1 A est complété par un d ainsi rédigé : « d) Mesurer la pression artérielle de patients dans une démarche de des risques cardio‑neuro‑vasculaires ; » 6° L’article L. 5521‑2 est ainsi modifié : a) Le début du troisième alinéa est ainsi rédigé : « L’article L. 5125‑1 est applicable dans les îles Wallis et Futuna dans sa rédaction… (le reste sans changement). » ; b) Après le même troisième alinéa il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « L’article L 5125‑1‑1 A est applicable dans les îles Wallis et Futuna dans sa rédaction résultant de la loi n° du visant à doter la France d’une stratégie nationale de lutte contre les maladies cardio‑neuro‑vasculaires. »
Article modifié dans la version suivante, sans attribution textuelle certaine · Article 2.
Cet amendement de rapport du groupe parlementaire La France Insoumise demande une campagne de dépistage et de sensibilisation aux risques cardiovasculaire dans les établissements d’enseignement supérieur. Si des campagnes de sensibilisation aux risques cardiovasculaires et aux gestes qui sauvent sont organisées ou prévues par le présent texte dans l’enseignement primaire et secondaire ainsi que sur les lieux de travail, l’enseignement supérieur reste oublié de la prévention cardiovasculaire. Pourtant les étudiants cumulent bien souvent des conditions de vie les exposant aux maladies cardiovasculaires : mal-logement, précarité, stress lié aux études sont autant de facteurs de risques de maladies cardio-neuro-vasculaires (MCNV). En effet, une enquête alarmante de la FAGE publiée en février 2026 indique qu’un quart de étudiants vivent avec moins de 100 euros par mois une fois leur loyer réglé et la moitié avec moins de 200 euros alors qu’une étude datant de 2016 menée par l’Agence Santé Publique France, montre que le nombre de décès précoces par infarctus du myocarde et insuffisance cardiaque est significativement plus élevé chez les Français les plus défavorisés. Leurs conditions de logement sont également dégradées puisqu’un étudiant sur trois rapporte être en situation de mal-logement et plus de 40 % habiter dans un logement mal isolé alors que le mal-logement favorise l’émergence des MCNV et de ses facteurs de risque associés comme l’hypertension. Ainsi, lorsqu’un étudiant sur cinq a recours à l’aide alimentaire, quand l’alimentation est un déterminant majeur de santé, alors que près de 40 % des étudiants renonçaient à se soigner en 2020 dont 43 % pour des raisons financières, et que l’entièreté des études nous alertent sur la crise de la santé mentale et leurs hauts niveaux de stress, il est vital de mettre en place des mesures structurelles pour améliorer leurs conditions de vies et sauvegarder leur santé. En attendant l’instauration du 100 % Sécu et la garantie d’autonomie pour les jeunes de 18 à 25 ans, une campagne de dépistage et de sensibilisation aux facteurs de risques cardiovasculaire dans les établissements d’enseignement supérieurs adaptée aux conditions de vies étudiantes est nécessaire. Pour toutes ces raisons cet amendement de rapport du groupe parlementaire La France Insoumise demande une campagne de sensibilisation aux risques cardiovasculaire dans les établissements d’enseignement supérieur.