Sénat
Le destin parlementaire de cet amendement
Stéphane Piednoir (Les Républicains)
Déposé le 28 juin 2026
17 cosignataires
Texte non rattaché à un dossier dans notre base
Texte pjl25-689
Article 6 quater
Cet amendement modifie le fond du texte selon nos règles automatiques.
Le présent amendement vise à supprimer l’article 6 quater du projet de loi. Ce dernier propose d’imposer de nouvelles obligations à tout exploitant agricole utilisant de l’eau d’irrigation, en prévoyant d’établir une analyse de sol quinquennale assortie d’un plan pluriannuel d’amélioration de la fonctionnalité hydrique des sols fixant un objectif de progression du taux de matière organique. Si l’objectif poursuivi d’améliorer les propriétés hydriques des sols et de renforcer leur capacité de rétention en eau est légitime, les dispositions proposées soulèvent toutefois des difficultés majeures qui en justifient la suppression. En premier lieu, cet article a pour effet d’instituer une obligation administrative et technique supplémentaire à la charge des exploitants agricoles, venant s’ajouter à un corpus de dispositifs déjà particulièrement dense, sans qu’il soit procédé à une évaluation préalable de leur articulation avec les obligations existantes. En second lieu, le mécanisme envisagé introduit un lien direct et nouveau entre la gestion agronomique des sols, d’une part, et l’accès à la ressource en eau, d’autre part. En effet, il vise à conditionner l’attribution des volumes d’irrigation, voire le maintien des autorisations existantes, à la production et au respect d’un plan pluriannuel. Une telle disposition remet en cause les principes de gestion quantitative de l’eau, fondés sur des critères hydrologiques et sur une approche collective et territorialisée de la ressource. Il en résulte une insécurité juridique pour les exploitants se trouvant dès lors exposés à un risque de réduction, voire de suspension, des volumes alloués, sur le fondement d’appréciations techniques dont le caractère complexe et potentiellement contestable ne saurait être ignoré. En troisième lieu, la sanction retenue par le dispositif – de réduction voire de suspension des volumes d’eau – est disproportionnée au regard de l’absence d’efficacité environnementale démontrée. Il convient donc de supprimer cet article. Cet amendement a été travaillé avec les Chambres d’agriculture France.
Supprimer cet article.
Aucun scrutin public trouvé pour cet amendement : il a probablement été voté à main levée. Le détail nominatif n'existe alors pas.
Nous n’avons pas encore de version du texte postérieure à cette lecture : impossible de dire si cet amendement a été conservé.