Sénat
Déposé sur le texte « Proposition de loi visant à réduire les retards de paiement afin de lutter contre les défaillances d'entreprises »
Comprendre · Ce que ça change au texte
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Le présent amendement tend à transformer l'article 3 en dispositif expérimental d'une durée de deux ans à partir du 1er janvier 2028, qui se déroulerait dans au moins deux départements. En effet, bien que les difficultés de trésorerie causées par les retards de paiement des acteurs publics soient avérées et puissent constituer un facteur de fragilisation pour les entreprises, l'effet réel d'un fonds public subrogeant les créanciers auprès des pouvoirs adjudicateurs doit être éprouvé avant d'être pérennisé. De fait, si le dispositif suscite un intérêt certain chez la plupart des acteurs entendus dans le cadre des auditions, d'autres ont également rappelé, d'une part, l'existence d'entités privées assurant des missions d'affacturage pour le public, et d'autre part, les effets pervers que pourrait engendrer le dispositif considéré, notamment en matière de déresponsabilisation des débiteurs. Une expérimentation de deux ans permettrait dès lors d'évaluer concrètement l'utilité et l'opérationnalité du fonds, ainsi que son articulation avec les mécanismes de préservation de trésorerie existants. En outre, la mise en œuvre du fonds soulève plusieurs questions opérationnelles - s'agissant notamment des conditions d'éligibilité des créances, des modalités de financement - que le rapporteur propose de traiter par une entrée en vigueur différée et un renvoi à un décret en Conseil d’État. L'amendement précise en outre que les opérations de subrogation sont sans frais pour le titulaire du marché. Il supprime également les alinéas 8 à 11 de l'article, afin de renvoyer à des mesures réglementaires la détermination des modalités de remboursement des sommes indument versées par le fonds et de communication de documents entre le fonds et les pouvoirs adjudicateurs.