Sénat
Déposé sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 »
Comprendre · Ce que ça change au texte
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Il est difficilement acceptable, dans la situation de crise que traverse notre pays, que l’on s’acharne à sacrifier notre recherche et notre innovation. Toutes deux représentent en effet des promesses pour notre pays : promesses de développement, d’emplois et de compétitivité. Or, force est de constater que ce budget « France 2030 » – pourtant prioritaire est sacrifié à répétition. J’en veux pour preuve les coups de rabot conséquents qui se succèdent : le dernier en date s’élevant à pas moins de 1,6 milliards dans le cadre de la loi de finances de fin de gestion… Et aujourd’hui cet amendement veut encore enfoncer le clou en proposant de réduire sa dotation de plus de 1 Md € pour 2026. Sacrifier nos investissements d’avenir, sacrifier notre compétitivité de demain alors qu’il y a urgence à accélérer pour ne pas complètement perdre la course technologique face à des puissances comme les États‑Unis et la Chine nous apparait ainsi totalement irresponsable. Cette nouvelle baisse empêcherait en effet tout nouveau financement de projet. Et si nous sommes bien conscients, évidemment, de l’importance, dans le cadre de ce PLF, de sauvegarder nos finances publiques, nous ne pouvons admettre que notre pays soit poussé à terminer au point mort en matière de développement technologique. Au contraire, nous sommes persuadés qu’investir dans des secteurs clés de l’innovation, avec des financements à la hauteur des enjeux, permettra à notre pays, à nos entreprises et à des secteurs clés de sortir la tête haute de la crise actuelle. Il est donc prioritaire de continuer à investir, aujourd’hui, pour les technologies de demain. C’est la raison pour laquelle ce sous‑amendement réduit de manière conséquente les coupes drastiques envisagées par l’amendement visé.