Sénat
Le destin parlementaire de cet amendement
Sonia de La Provôté (UC)
Déposé le 10 décembre 2025
30 cosignataires
Texte non rattaché à un dossier dans notre base
État B
Cet amendement modifie le fond du texte selon nos règles automatiques.
Le 23 juin 2025, le Parlement a définitivement adopté la proposition de loi créant un registre national des cancers, placé sous la responsabilité de l’Institut national du cancer (INCa). Les cancers représentent environ 382 000 nouveaux cas et 157 400 décès chaque année en France. Ils constituent la première cause de mortalité chez les hommes et la deuxième cause chez les femmes. Face à ce constat, la mise en place d’un registre national centralisé constitue un outil essentiel pour renforcer la connaissance épidémiologique, orienter les politiques de prévention et améliorer la prise en charge des patients. La loi de finances pour 2026 prévoit une subvention de 41,8 millions d’euros à l’Institut national du cancer (INCa), soit une hausse de 9,5 millions d’euros par rapport à la LFI 2025. Même si cette augmentation est bienvenue car elle permettra à l’opérateur de jouer son rôle de pilotage des registres des cancers, mission essentielle à la stratégie nationale de lutte contre le cancer, en revanche son détail est une alerte. Sur cette hausse, 5,3 millions d’euros sont prévus pour réabonder l’opérateur, auquel un effort significatif avait été demandé l’an dernier en raison de sa trésorerie importante, et pour soutenir la création du registre national des cancers. Cette affectation est pleinement justifiée et constitue un levier pertinent pour renforcer la connaissance épidémiologique nationale. Par contre, dans cette hausse, il y a 4,2 millions d’euros prévus au titre des mesures de périmètre — correspondant au transfert de crédits de Santé publique France vers l’INCa lié au recentrage de la gestion des registres locaux FRANCIM. Jusqu’à présent, ces registres étaient financés par Santé publique France. Le transfert de leurs crédits fragilise les registres locaux FRANCIM, pourtant indispensables pour disposer de données territorialisées robustes et assurer une surveillance fine de l’évolution des cancers. Le présent amendement vise donc à annuler ce transfert de 4,2 millions d’euros, en minorant les crédits du programme 204, soit en retirant ces crédits de la subvention de l’INCa pour les maintenir au bénéfice de Santé publique France, afin de garantir le financement pérenne des registres locaux FRANCIM et d’éviter tout affaiblissement de leurs missions.
I. – Créer le programme : Financer Santé publique France II. – En conséquence, modifier ainsi les crédits des programmes : (en euros) Programmes Autorisations d’engagement Crédits de paiement + - + - Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins dont titre 2 4 200 000 4 200 000 Protection maladie Reversement à la sécurité sociale des recettes de la Facilité pour la Relance et la Résilience (FRR) européenne au titre du volet « Ségur investissement » du plan national de relance et de résilience (PNRR) Financer Santé publique France 4 200 000 4 200 000 TOTAL 4 200 000 4 200 000 4 200 000 4 200 000 SOLDE 0 0
Aucun scrutin public trouvé pour cet amendement : il a probablement été voté à main levée. Le détail nominatif n'existe alors pas.
Nous n’avons pas encore de version du texte postérieure à cette lecture : impossible de dire si cet amendement a été conservé.