Sénat
Déposé sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 »
Comprendre · Ce que ça change au texte
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Cet amendement propose de créer 1 000 places d’hébergement dédiées aux femmes en pré ou post-maternité et à leurs nourrissons, faute de solution de logement. Ce public cumule vulnérabilités sanitaires, précarité extrême et ruptures de soins. Chaque année, 4 000 femmes sortent de maternité sans hébergement (ARS Île-de-France, 2021). En août 2025, 503 enfants de moins de 3 ans, dont 171 nourrissons, sont restés sans solution malgré un appel au 115, soit une hausse de 37 % en deux ans. En 2024, 38 enfants sont décédés des conséquences de la rue. Le manque de places conduit à des critères de priorisation restrictifs, contraires au principe d’inconditionnalité de l’accueil et ne garantissant même plus l’accès des femmes enceintes et des très jeunes enfants à une mise à l’abri. Renforcer le parc est donc indispensable pour éviter la saturation, la sélection des publics et pour sécuriser ces familles. L’amendement finance 1 000 places supplémentaires, adaptées à l’accueil des accompagnants (second parent, fratrie) et réparties sur tout le territoire. Alors qu'une place coûte 40€ par jour, cet amendement propose de transférer 14,6 millions d’euros en crédits de paiement et en autorisations d’engagement depuis l’action 04 « Règlementation, politique technique et qualité de la construction » du programme 135 « Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat» vers l’action 12 « Hébergement et logement adapté » du programme 177 « Hébergement, parcours vers le logement et l’insertion des personnes vulnérables ». Ce gage est uniquement technique : il appartient au Gouvernement de le lever. L’amendement est soutenu par UNICEF France, la Fédération des acteurs de la solidarité, la Fédération nationale des Samu Sociaux et le Samusocial de Paris.