Sénat
Déposé sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 »
Comprendre · Ce que ça change au texte
Chargement du résumé…
Les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE-K présentent cet amendement adopté à l’Assemblée nationale, qui vise à renforcer de manière significative les moyens consacrés à la prévention des risques naturels majeurs. La France connaît désormais une succession quasi continue de catastrophes : inondations, submersions, sécheresses, feux, vents cycloniques. Depuis 1982, leur coût cumulé dépasse 61 milliards d’euros selon la Caisse centrale de réassurance, et les montants explosent avec le dérèglement climatique. Face à cette réalité, le Fonds de prévention des risques naturels majeurs — le fonds Barnier — devrait être un outil stratégique pour protéger les populations. Pourtant, les 300 millions d’euros prévus dans le PLF 2026 sont très loin de couvrir les besoins : travaux de protection, consolidation des digues, réduction de la vulnérabilité des bâtiments, mises aux normes parasismiques… Sur le terrain, de nombreux projets restent bloqués faute de crédits suffisants. Cet amendement propose donc d’abonder de 220 millions d’euros supplémentaires le programme 181, conformément aux analyses de l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE), qui estime nécessaire de porter l’effort global à plus de 500 millions d’euros dès 2026 pour répondre à la multiplication des catastrophes climatiques. Prévenir coûte toujours moins cher que réparer. Ne pas agir, c’est exposer davantage les territoires les plus fragiles et accroître des dépenses futures qui seront bien supérieures aux investissements nécessaires aujourd’hui. Afin de respecter les règles de recevabilité financière, l’amendement abonde de 220 M€ en AE et CP l’action 14 « Fonds de prévention des risques naturels majeurs » du programme 181 et prélève ces 220 M€ sur l’action 01 « Soutien à l’injection de biométhane » du programme 345. Les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE-K demandent naturellement au Gouvernement de lever le gage, afin de ne pas affaiblir les politiques de transition énergétique.