Sénat
Déposé sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 »
Comprendre · Ce que ça change au texte
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Les communes littorales font face à des besoins d’investissement croissants pour anticiper et gérer le recul du trait de côte : relocalisation d’habitations ou d’activités, acquisition foncière, renaturation, ou encore protection ciblée d’infrastructures essentielles. L’érosion côtière, bien que prévisible et documentée, n’est pas reconnue comme un risque naturel majeur, ce qui exclut la mobilisation du Fonds Barnier pour financer ces opérations pourtant indispensables à la sécurité et au développement équilibré des territoires concernés. Les travaux du Comité national du trait de côte, institué par la loi Climat et Résilience, ont démontré l’ampleur des phénomènes hydrosédimentaires et la vulnérabilité accrue de nombreuses communes. Ils ont également mis en évidence l’insuffisance des moyens actuellement disponibles pour mettre en œuvre les stratégies locales d’adaptation prévues par la loi ELAN et par les plans partenariaux d’aménagement littoral. Plusieurs collectivités figurant dans le décret n° 2024-531 du 10 juin 2024 sont confrontées à des urgences d’aménagement auxquelles elles ne peuvent faire face seules. La taxe applicable aux installations de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent en mer situées dans la zone économique exclusive constitue une ressource existante, liée à l’exploitation du domaine maritime national. Affecter une part de ce produit aux communes littorales les plus concernées par les phénomènes d’érosion permet de mobiliser une recette directement cohérente avec les enjeux auxquels elles sont exposées, sans créer de nouvelle charge ni alourdir la dette publique. Cet amendement propose donc d’affecter 50 % du produit de cette taxe aux communes littorales identifiées par le décret n° 2024-531 du 10 juin 2024, en fonction de leur exposition aux phénomènes hydrosédimentaires. Les modalités de répartition, d’affectation et d’utilisation du produit seront définies par décret en Conseil d’État afin de garantir une mise en œuvre maîtrisée, transparente et conforme aux objectifs nationaux d’adaptation au recul du trait de côte.