Sénat
Déposé sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 »
Comprendre · Ce que ça change au texte
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Cet amendement vise à permettre aux communes et aux EPCI à fiscalité propre d’instaurer la taxe sur les friches commerciales de manière sectorisée, sur un ou plusieurs périmètres uniquement. Aujourd’hui, cette taxe – qui encourage la remise en usage des friches commerciales et limite l’artificialisation des sols – reste très peu utilisée. Non pas par manque d’intérêt, mais parce qu’elle ne peut être appliquée qu’à l’échelle de l’ensemble du territoire communal ou intercommunal. Or toutes les friches ne présentent pas les mêmes enjeux fonciers, selon qu’elles se situent en cœur de ville, en entrée de bourg ou dans une zone commerciale périphérique. Dans un contexte où les collectivités doivent mener la sobriété foncière, réutiliser le bâti existant et accélérer la requalification des friches, il est essentiel de leur donner des outils fiscaux réellement opérationnels. La capacité à moduler l’impôt constitue un élément essentiel de leur autonomie fiscale, laquelle découle directement du principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales. Or cette autonomie n’a cessé de se réduire au fil des réformes, et il devient urgent de la reconquérir. Cet amendement propose donc d’autoriser la sectorisation de la taxe sur les friches commerciales, à l’image de ce qui existe déjà pour la taxe d’aménagement. Le conseil municipal ou communautaire pourrait en définir le périmètre, en se fondant sur les opérations d’aménagement ou de requalification en cours, ou sur les zones de revitalisation définies dans une ORT. Il s’agit de permettre aux collectivités d’agir là où l’enjeu est le plus fort : requalification des friches sinistrées, rénovation des zones commerciales vieillissantes, transformation vers de nouveaux usages (habitat, tertiaire, industrie, mixité fonctionnelle). Cet amendement du groupe Écologiste – Solidarité et Territoires, élaboré avec Intercommunalités de France, entend ainsi rendre aux collectivités un outil fiscal précis et opérationnel, indispensable pour réaffirmer leur autonomie et mener la transition écologique au plus près du terrain.