Sénat
Déposé sur le texte « Proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic »
Comprendre · Ce que ça change au texte
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Le présent amendement prévoit trois ouvertures supplémentaires d’accès à des fichiers présentant un intérêt dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic. Premièrement, il ouvre aux greffiers des tribunaux de commerce ou des tribunaux judiciaire statuant en matière commerciale l’accès aux données contenues dans le fichier national des comptes bancaires et assimilés (Ficoba), aux fins de vérification de la véracité des déclarations d’ouverture de comptes relatives aux dépôts des capitaux propres des sociétés. Cette mesure est issue du livre blanc de la profession de greffier de tribunal de commerce, intitulé « 15 propositions pour renforcer la lutte contre la criminalité financière ». Selon le conseil national des greffiers des tribunaux de commerce, il s’agit « d’améliorer l’efficacité du contrôle a priori par la vérification de l’existence du compte bancaire déclaré par la société comme étant celui où les fonds sont déposés à titre de capital social ; [une telle évolution permettrait] d’endiguer le phénomène de fausses attestations de dépôt de capital social auquel [la profession fait] face ». Deuxièmement, il donne à l’ensemble des assistants spécialisés des pôles économiques et financiers, des JIRS et du procureur de la République financier un accès direct aux fichiers Ficoba, Ficovie (pour fichier des contrats d’assurance vie), BNDP (base nationale des données patrimoniales) et PATRIM (recherche des transactions immobilières). Seuls les assistants spécialisés de la DGFip détachés auprès de ces juridictions bénéficient en effet à ce jour d’un accès direct, depuis la loi n° 2018-898 du 23 octobre 2018 relative à la lutte contre la fraude. Pour l’obtention de ces informations cruciales dans la lutte contre la fraude, les autres assistants spécialisés doivent mobiliser la procédure de réquisition, beaucoup plus contraignante. Troisièmement, il ouvre aux agents de Tracfin l’accès aux données figurant dans le système d’immatriculation des véhicules. En l’état, Tracfin ne bénéficie en effet que d’un accès partiel au SIV qui complexifie l’identification par ses services de l’environnement patrimoniale des communautés criminelles et des personnes qui y sont liées. L’amendement procède par ailleurs à une modification rédactionnelle.