Sénat
Le destin parlementaire de cet amendement
François Patriat (RDPI)
Déposé le 29 novembre 2024
13 cosignataires
Texte non rattaché à un dossier dans notre base
Article 19
Cet amendement modifie le fond du texte selon nos règles automatiques.
La stabilité du foncier attaché aux exploitations viticoles est indispensable à la pérennité de celles-ci. Lorsque des terres ou vignes louées à long terme font l’objet d’une transmission à titre gratuit (donation ou succession), elles bénéficient d’une exonération de 75 %, plafonnée à 500 000€. L’exonération est de 50 % au-delà de cette limite. Cette exonération, dont l’insuffisance a été reconnue par le Législateur qui a récemment concédé à la revaloriser, demeure toujours inadaptée afin de faire face au défi de la transmission des exploitations. En effet, alors que le renouvellement générationnel des agriculteurs s’annonce massif, le foncier agricole est soumis à une forte pression spéculative, et, à défaut de transmission fiscalement allégée, cette transition aboutira à des disparitions et concentration d’exploitations. Pour favoriser la stabilité des exploitations familiales, participant à la résilience du modèle productif français, le présent amendement vise à alléger la fiscalité applicable aux bénéficiaires d’une transmission à titre gratuit de biens ruraux loués par bail à long terme lorsque ces bénéficiaires s’engagent à les conserver durablement. L’amendement propose donc deux options d’abattement pour encourager la transmission des biens fonciers ruraux : un abattement de 75 % avec un plafond de 600 000 €, puis de 50% au-delà, en contrepartie d’un engagement de conservation du bien reçu pendant 5 ans, un abattement de 75 % jusqu’à 20 000 000 €, puis de 50 % au-delà, en contrepartie d’un engagement de conservation du bien reçu pendant 15 ans.
I. - Alinéa 64 Remplacer cet alinéa par trois alinéas ainsi rédigés : G. – L’article 793 bis est ainsi modifié : 1° À l’alinéa 2, les mots « 300 000 € » sont remplacés par les mots « 600 000 € ». 2° À l’alinéa 3, les mots « 500 000 € » sont remplacés par les mots « 20 000 000 € » et les mots « 5 ans » sont remplacés par les mots « 10 ans ». II. – Pour compenser la perte des recettes résultant du I, compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé : … - La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Aucun scrutin public trouvé pour cet amendement : il a probablement été voté à main levée. Le détail nominatif n'existe alors pas.
Nous n’avons pas encore de version du texte postérieure à cette lecture : impossible de dire si cet amendement a été conservé.