Sénat
Déposé sur le texte « Proposition de loi pour un démarchage téléphonique consenti et une protection renforcée des consommateurs contre les abus »
Comprendre · Ce que ça change au texte
Chargement du résumé…
L’article 24 de la loi n° 2021-1485 du 15 novembre 2021 visant à réduire l’empreinte environnementale du numérique en France a autorisé l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (ARCEP) à encadrer les numéros pouvant être utilisés lors de communications émises via des systèmes automatisés d’appel. En conséquence, l’usage de numéros territorialisés est interdit, à l’exception de numéros polyvalents vérifiés (NPV) limitativement énumérés. Si ce mécanisme représente incontestablement un grand progrès dans la lutte contre les nuisances liées au démarchage téléphonique, sa mise en place a généré un important effet de bord s’agissant de l’activité des instituts de sondage. Si leur activité ne peut être assimilée à du démarchage téléphonique, leur recours à des appels automatisés les soumet de facto aux règles du plan de numérotation établi par l’ARCEP, ce qu’a récemment confirmé le Conseil d’État (Conseil d’État, 6 juin 2024, n° 489787). Or, l’usage de NPV se traduit par une augmentation importante du coût des études et une distorsion de la représentativité des échantillons, et ce alors même qu’une part importante de leur activité est à destination d’acteurs publics. Compte tenu de la nature non-commerciale de ces appels et de l’intérêt public associé à la construction d’échantillon pertinents, la création d’une exception à l’encadrement des numéros autorisés apparaît justifié en l’espèce.