Sénat
Déposé sur le texte « Souveraineté en matière agricole et renouvellement des générations en agriculture »
Comprendre · Ce que ça change au texte
Chargement du résumé…
Cet amendement vise à faciliter la création de projets de pisciculture d’eau douce et d’eau de mer à des fins de reconquête de la souveraineté alimentaire de la France, en mettant fin à une importante distorsion de concurrence subie par les pisciculteurs français. L’indice « sashimi » mis au point par le Haut-Commissariat au plan fait apparaître que le déficit cumulé de la France dans quatre produits de la mer entrant dans la composition de ce plat emblématique (saumon, thon, crevette, daurade) est de 3 milliards d’euros par an. Or, ces denrées alimentaires importées sont bien souvent produites à des conditions environnementales moins strictes qu’en France. S'agissant de la modification de la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE), qui relève du domaine réglementaire, une capacité de production de 500 tonnes serait le seuil pertinent au-dessus duquel devrait s’appliquer le régime de l’autorisation, sur le modèle de l’Espagne. De 0 à 500 tonnes, serait appliqué le régime de la déclaration ICPE, celle-ci valant déclaration IOTA pour les activités connexes pour éviter le basculement en autorisation IOTA. Sur le modèle des I des articles 16 et 17 du présent projet de loi (respectivement sur les chiens de protection de troupeau et la laine), il est ici nécessaire de préciser que le principe de non-régression environnementale ne s’applique pas, puisque dans la solution proposée par les rapporteurs, les activités entre 20 et 500 tonnes par an, aujourd’hui sous autorisation, passeraient à une simple déclaration (CE, 30 décembre 2020, Associations One Voice et France Nature environnement, n° 426528).