Sénat
Déposé sur le texte « Amnistie des faits commis lors de mouvements sociaux et syndicaux »
Comprendre · Ce que ça change au texte
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Cet amendement vise à permettre au procureur de la République, pendant l’enquête, ou au juge d’instruction, pendant la phase d’instruction, de remettre un bien saisi à l’AGRASC en vue de son affectation à titre gratuit à certains services, lorsque la conservation du bien saisi n’est plus utile à la manifestation de la vérité et serait de nature à en diminuer la valeur. En l’état du droit, ce dispositif d’affectation à titre gratuit et avant jugement, prévu à l’alinéa 3 des articles 41‑5 et 99‑2 du code de procédure pénale, ne peut bénéficier qu’aux organismes limitativement énumérés aux articles précités du code pénal, à savoir « les services judiciaires, des services de police, des unités de gendarmerie, l’Office français de la biodiversité, ou des services placés sous l’autorité du ministre chargé du budget qui effectuent des missions de police judiciaire. » L’amendement proposé étend la liste des bénéficiaires de ce dispositif aux services déconcentrés de l’administration pénitentiaire ainsi qu’à l’AGRASC. Il permettra notamment à l’administration pénitentiaire de profiter de l’apport à titre gratuit de moyens supplémentaires venant compléter ceux déjà fournis par l’administration afin de remplir sa mission de surveillance des personnes détenues qui lui sont confiées par l’autorité judiciaire et de prévention de la récidive. En outre, il apparaît cohérent d’étendre le bénéfice de ces dispositions à l’AGRASC, afin qu’elle puisse accomplir ses missions de gestion des avoirs criminels saisis et confisqués dans le cadre des enquêtes pénales.