Sénat
Déposé sur le texte « Proposition de loi portant création d'un statut de l'élu local »
Comprendre · Ce que ça change au texte
Chargement du résumé…
Au cours des années 1960, de nombreux élus locaux (surtout départementaux) ont pris l’initiative de créer des régimes spécifiques de retraite. Ils ont ainsi constitué des droits auprès de ces régimes extra-légaux de retraite par répartition, portés juridiquement par de simples associations loi 1901. Le législateur a entendu mieux encadrer ces pratiques, en définissant un régime unifié de retraite pour les élus (via l’IRCANTEC), tout en mettant en extinction les régimes existants, dans l’article 32 de la loi du 3 février 1992, codifié aux articles L. 2123-30, L. 3123-25, L. 4135-25, L. 7125-32, et L. 7227-33 du CGCT. Les droits acquis au sein de ces régimes ont en outre été préservés : les pensions liquidées tout comme les droits acquis avant le 30 mars 1992 continuent d’être honorés. De plus, les élus en fonctions, ou ayant déjà acquis des droits dans ces régimes avant le 30 mars 1992, ont été autorisés à continuer à cotiser (la collectivité devant alors apporter une contribution égale à celle de l’élu). Leur extinction progressive entraîne néanmoins, pour les associations concernées, des difficultés croissantes à assurer leur gouvernance, leur fonctionnement et leur financement. C’est pourquoi plusieurs départements ont transféré la gestion de ces régimes historiques à un acteur tiers, la Caisse des dépôts et consignations. Néanmoins, la gestion de ces régimes par la Caisse des dépôts et consignations ne dispose pas d’une base juridique suffisante, les articles précités du CGCT se contentant de mentionner la possibilité d’un transfert. Or, les dépenses des collectivités liées aux régimes de retraite des élus locaux ne font pas partie de celles que la Caisse des dépôts et consignations est autorisée à gérer en application de l’article L. 1611-7 du CGCT et de l’article L. 518-24-1 du code monétaire et financier. Il convient donc d’en clarifier la possibilité dans la loi.