Sénat
Le sort parlementaire de cet amendement
Comprendre · Ce que ça change au texte
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Cet amendement vise à instituer une dotation de soutien exceptionnelle de 100 millions d’euros au profit des départements confrontés à une forte dégradation de leur situation financière. Les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), qui constituent l’une de leurs principales ressources, connaissent en effet une forte diminution dès 2023, dans un contexte de retournement du marché immobilier. D’après les estimations de Départements de France, celles-ci pourrait s’avérer bien supérieure à l’estimation gouvernementale (20 %), et s’établir à 30 %, soit une chute de 3 à de 4,4 milliards d’euros. Rien n’indique que cette tendance ne se poursuive pas en 2024. Les dépenses des départements, largement contraintes compte tenu de leurs compétences en matière d’action sociale comprenant notamment le service des allocations individuelles de solidarité (revenu de solidarité active, allocation personnalisée d’autonomie, prestation de compensation du handicap), connaissent globalement une tendance inverse. En particulier, les dépenses exposées au titre de l’aide sociale à l’enfance ont connu ces dernières années une dynamique extrêmement importante, appelée à se poursuivre. Pris dans cet « effet-ciseaux », de nombreux départements se trouvent placés dans une situation de grande difficulté financière. Départements de France estime que 15 départements se trouvent dans une situation particulièrement critique. Le fonds de sauvegarde des départements mis en œuvre à compter de 2022, financé par la dynamique de la fraction de TVA de 250 millions d’euros qui avaient été attribuée aux départements dans le cadre de la réforme de la taxe d’habitation, a précisément pour objet de leur venir en aide. Le dispositif est cependant sous-dimensionné : en 2023, son montant serait ainsi limité à 53 millions d’euros, ce qui permettrait, selon Départements de France, de ne venir en aide qu’à 8 départements tout au plus. Ses modalités de répartition, fixées par décret, font l’objet de négociations entre l’État et les départements. Dans un souci de lisibilité et de simplicité, il est proposé que cette dotation de soutien supplémentaire soit répartie selon les mêmes modalités que le fonds de sauvegarde existant.