Sénat
Le destin parlementaire de cet amendement
Gouvernement ou auteur non renseigné dans les données source
Déposé le 17 novembre 2023
Texte non rattaché à un dossier dans notre base
Texte pjl23-088
État B
Cet amendement modifie le fond du texte selon nos règles automatiques.
Le présent amendement procède à un ajustement des concours financiers versés aux régions via la dotation générale de décentralisation (DGD) dont les crédits relèvent de l’action n° 5 « DGD des régions » du programme 119 « Concours financiers aux collectivités territoriales et à leurs groupements ». Il tire ainsi les conséquences, pour ce programme, de l’accompagnement financier à verser pour 2023 aux régions au titre du transfert de la gestion des aides non-surfaciques du fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER). L’article 78 de la loi n° 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles (MAPTAM) définit les modalités de partage de la gestion du FEADER entre l’État et les régions. L’ordonnance n° 2022-68 du 26 janvier 2022 relative à la gestion du fonds européen agricole pour le développement rural au titre de la programmation débutant en 2023 a modifié la répartition de compétence prévue à l’article 78 précité, en transférant la gestion des aides non-surfaciques aux régions. Consécutivement au transfert de la compétence à compter du 1er janvier 2023, les services de l’Etat assurant la gestion des aides non-surfaciques ont été mis à disposition des régions à titre gratuit. Le transfert de service devrait quant à lui intervenir au 1er janvier 2024 à la suite de la publication d’un décret en Conseil d’Etat définissant les modalités de ce transfert de services, conformément à l’article 83 de la loi susmentionnée. Eu égard au nombre important de postes non pourvus à la veille du transfert de compétence et à la nécessité pour les régions d’opérer des recrutements afin de finaliser la gestion des aides FEADER non-surfaciques de la programmation 2014-2022, un accompagnement financier a été prévu pour l’année 2023. Le montant de cet accompagnement financier de 7 581 219 €, à titre non pérenne, se décompose comme suit : - 3 300 000 € au titre de la valorisation des vacations ; - 4 281 219 € au titre de la valorisation financière de 91 emplois non pourvus au 31 décembre 2022. Cet accompagnement financier était conditionné à la reconnaissance par les régions de son caractère à la fois exceptionnel et dérogatoire à la doctrine établie par les représentants de l’Etat et des collectivités territoriales au sein de la commission consultative sur l’évaluation des charges (CCEC). La répartition des crédits par région bénéficiaire est prévue comme suit : Région Montant (en euros) Auvergne-Rhône-Alpes 977 613 Bourgogne-Franche-Comté 1 186 855 Bretagne 418 415 Centre-Val-de-Loire 275 207 Grand Est 437 407 Guadeloupe 301 981 Guyane 376 261 Hauts-de-France 293 607 Île-de-France 222 099 La Réunion 432 259 Martinique 240 900 Normandie 631 502 Nouvelle-Aquitaine 397 900 Occitanie 712 115 Provence-Alpes-Côte-d’Azur 444 198 Pays de la Loire 232 900 Total 7 581 219 En parallèle, les autorisations d’engagement et crédits de paiement du programme 215 « Conduite et pilotage des politiques de l’agriculture » pour 2023 sont minorés à due concurrence, à hauteur de 7 581 219 €. Ces ouvertures de crédits sont considérées comme des charges de fonctionnement telles que définies aux 1° à 4°, et 6°, du I de l’article 5 de la LOLF.
Mission Relations avec les collectivités territoriales Modifier ainsi les ouvertures de crédits des programmes : (en euros) Programmes Autorisations d’engagement Crédits de paiement + (majorer l’ouverture de) - (minorer l’ouverture de) + (majorer l’ouverture de) - (minorer l’ouverture de) Concours financiers aux collectivités territoriales et à leurs groupements 7 581 219 7 581 219 Concours spécifiques et administration TOTAL 7 581 219 0 7 581 219 0 SOLDE + 7 581 219 + 7 581 219
Aucun scrutin public trouvé pour cet amendement : il a probablement été voté à main levée. Le détail nominatif n'existe alors pas.
Nous n’avons pas encore de version du texte postérieure à cette lecture : impossible de dire si cet amendement a été conservé.