Sénat
Le sort parlementaire de cet amendement
Comprendre · Ce que ça change au texte
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Le doublement de la participation forfaitaire et de la franchise annuelle, jugé « probable » par le ministre de la santé et de la prévention, Aurélien Rousseau, le 8 septembre 2023, ne figure pas dans le PLFSS dès lors que la fixation précise des paramètres de ces contributions relève du pouvoir réglementaire. Cette mesure ne figure pas non plus explicitement dans les mesures d’économies sur l’objectif national de dépenses d’assurance maladie, détaillées à l’annexe 5 au PLFSS. Pour autant, ladite annexe indique que « des mesures de transfert de dépenses et de responsabilisation des assurés seront également menées, avec un rendement attendu de 1,3 milliard d’euros qui comprennent notamment l’effet année pleine de la modification du ticket modérateur sur les soins dentaires déjà annoncée », chiffré à 500 millions d’euros, ce qui laisse 800 millions d’euros d’économies non expliquées. Ce montant coïncide précisément avec le rendement d’un doublement des franchises et des participations forfaitaires avec maintien du plafond annuel à cinquante euros. Dans ces conditions, il fait peu de doute que le doublement de la participation forfaitaire et de la franchise annuelle est chiffré, et donc, en creux, inclus dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2024. Compte tenu des enjeux financiers de la mesure et de ses effets concrets pour les assurés, il apparaît inenvisageable que la représentation nationale ne soit à aucun moment associée ou consultée sur cette décision. Par conséquent, cet amendement vise à prévoir une consultation systématique des commissions des affaires sociales de l’Assemblée nationale et du Sénat sur tout projet de texte réglementaire modifiant les montants de la participation forfaitaire ou de la franchise annuelle. Il en va de l’information du Parlement, dont les arguments ne manquent pas pour déplorer l’insuffisance en PLFSS. Sur un tel sujet, le Gouvernement ne peut pas s’avancer à mots couverts, à grand renfort de modalisateurs. Il doit assumer son intention et permettre la tenue d’un débat démocratique et institutionnalisé sur le sujet.