Assemblée nationale
Déposé sur le texte « Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles »
Comprendre · Ce que ça change au texte
Statistiques établies depuis le 18 juillet 2024, ouverture de la 17e législature élue après la dissolution du 9 juin 2024. Les rapports de force antérieurs à la dissolution ne sont pas couverts.
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Le présent amendement vise à exclure du dispositif des projets d'avenir agricole les projets d'élevage ne garantissant pas aux animaux un accès effectif et permanent au plein air adapté aux besoins physiologiques de l'espèce concernée. Le texte crée un mécanisme de reconnaissance et de priorisation de projets agricoles bénéficiant d'un accompagnement renforcé de l'État et des collectivités territoriales au nom de la souveraineté alimentaire. En l'absence de garde-fous, ce dispositif pourrait toutefois favoriser le développement ou l'extension de modèles d'élevage intensif hors-sol particulièrement préjudiciables au bien-être animal, à l'environnement et à la santé publique. Or, de nombreuses autorités scientifiques et sanitaires, parmi lesquelles l'ANSES, le Haut Conseil pour le climat, l'IPBES ou encore le Haut Conseil de la santé publique, soulignent la nécessité de faire évoluer les modèles d'élevage afin de réduire leurs impacts climatiques, sanitaires et écologiques. L'accès au plein air constitue un critère essentiel de respect des besoins comportementaux et physiologiques des animaux d'élevage. Il participe également à des systèmes agricoles plus résilients, moins dépendants des importations d'alimentation animale et davantage intégrés aux équilibres territoriaux. Il apparaît dès lors incohérent que des projets reposant sur des modèles d'élevage entièrement confinés puissent bénéficier d'un label public de « projet d'avenir agricole » ainsi que d'un accompagnement prioritaire financé par la puissance publique. Le présent amendement reprend une demande associative de protection des espèces animales et d'agriculteurs des dits Outre-mer insulaires et propose donc de réserver ce dispositif aux projets compatibles avec des exigences minimales de bien-être animal, de transition écologique de l'agriculture et d'agriculture à taille humaine.