Assemblée nationale
Déposé sur le texte « Actualisation de la programmation militaire pour 2024 à 2030 »
Comprendre · Ce que ça change au texte
Statistiques établies depuis le 18 juillet 2024, ouverture de la 17e législature élue après la dissolution du 9 juin 2024. Les rapports de force antérieurs à la dissolution ne sont pas couverts.
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Le basculement stratégique vers l’Indo-Pacifique impose à la France de tenir son rang. Puissance souveraine présente dans la zone, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies et dotée d’une base industrielle et technologique de défense de premier plan, notre pays ne peut se contenter d’une posture d’attente face à l’intensification des rivalités entre grandes puissances. Dans ce contexte, le renforcement des capacités militaires en Nouvelle-Calédonie répond à un impératif clair : consolider la présence française dans ce qui constitue désormais le centre de gravité stratégique du XXIe siècle. À défaut, la France prendrait le risque d’un effacement progressif, au détriment de ses intérêts et de sa crédibilité internationale. Cet effort s’inscrit également dans une exigence de cohésion nationale. Après les troubles graves survenus en 2024, il s’agit de réaffirmer concrètement l’engagement de l’État dans le territoire. Une présence militaire renforcée constitue à la fois un facteur de stabilité, un levier de reconstruction et un moteur de développement économique. Ainsi, ce dispositif poursuit un double objectif : garantir la défense des intérêts stratégiques de la France dans l’Indo-Pacifique et contribuer au redressement économique et social de la Nouvelle-Calédonie. Il participe pleinement au rayonnement de la France et à l’affirmation de son unité et de son indivisibilité.