Assemblée nationale
Déposé sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 »
Comprendre · Ce que ça change au texte
Statistiques établies depuis le 18 juillet 2024, ouverture de la 17e législature élue après la dissolution du 9 juin 2024. Les rapports de force antérieurs à la dissolution ne sont pas couverts.
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"Par cet amendement, le groupe LFI propose de supprimer des revenus imposables les prestations compensatoires versées par l’ex-conjoint lors d’un divorce, afin de cesser de pénaliser fiscalement les personnes, et la plupart du temps les femmes, dans cette situation. En effet, à la suite d’un divorce, la situation économique des personnes s’en trouve bouleversée. Pour éviter une baisse brutale du niveau de vie de l’un des conjoint, la loi prévoit des « prestations compensatoires » versées par l’ex conjoint ayant des revenus supérieurs. Statistiquement, ce sont les femmes qui subissent le plus l'effet du divorce sur le plan économique. En effet, à la suite d’un divorce, le niveau de vie de celles-ci baisse de 22 % contre 3 % pour les hommes. Aujourd’hui, deux cas de figure existe : - Si la prestation compensatoire est versée en capital dans les 12 mois, elle donne lieu à une réduction d’impôt pour le débiteur, et n’est pas imposable pour le bénéficiaire. - En revanche, si elle est versée sur une période supérieure à 12 mois, elle est déductible du revenu imposable du débiteur, mais imposée comme un revenu pour le bénéficiaire, qui perd donc une partie de la compensation financière qui lui revient. Ainsi, l’ex conjoint débiteur à qui l’on accorde une facilité de paiement pourra dès lors choisir le régime fiscal le plus avantageux, tandis que l’ex-conjoint bénéficiaire, et dans la grande majorité des cas l'ex-conjointe, en plus de souffrir d’un paiement différé et étalé de son dû, se verra imposé sur des sommes qui ne devraient pas dû l’être. Cette situation hors norme est scandaleuse. Elle tend à étouffer fiscalement des femmes qui, après un divorce, ont statistiquement de grandes chances de se retrouver dans des situations de grande précarité. Notre fiscalité doit tendre à être féministe et égalitaire. Aujourd'hui, elle renforce des inégalités de genre inacceptables. Notre amendement vise donc, dans toutes les hypothèses, à supprimer des revenus imposables les prestations compensatoires reçues par le bénéficiaire, en grande majorité des femmes se retrouvant alors dans des situations de précarité économiques majeures. "