Assemblée nationale
Déposé sur le texte « Projet de loi de finances pour 2025 »
Christian Baptiste (SOC)
Déposé le 3 novembre 2024
Texte n° 324
Article 42
Cet amendement modifie le fond du texte selon nos règles automatiques.
Le rapporteur spécial relève qu’en pleine crise de la vie chère, les dispositifs de solidarité nationale en faveur de l’aide alimentaire des plus démunis dans les territoires ultramarins sont insuffisants. La vie-chère dans les Outre-mer est notamment la conséquence de prix élevés sur les produits alimentaires où les écarts de prix avec l’hexagone sont les plus importants. L’inflation sur les produits alimentaires a également été plus forte sur un an que dans l’hexagone (+3 % en Martinique, +2,5 % en Guadeloupe, +3,7 % en Guyane, à Mayotte et à La Réunion, contre +0,5 % pour la France entière). Il rappelle à cet égard que le sujet de la vie chère en outre-mer est d’autant plus sensible que la pauvreté y est importante. En 2019, selon l’INSEE, 27,4 % des Martiniquais et 34 % des Guadeloupéens vivaient sous le seuil de pauvreté national, soit près de deux fois plus qu’en hexagone. Afin de remédier à la hausse croissante des besoins d’aide alimentaire dus à cette crise, il propose la création d’un nouveau programme dénommé « Solidarité alimentaire avec les territoires d’outre-mer » doté de 70 millions d’euros. Afin d’assurer la recevabilité financière de cet amendement, il est donc proposé d’abonder le nouveau programme « Solidarité alimentaire avec les territoires d’outre-mer » de 70 000 000 euros en autorisations d’engagements et de 70 000 000 euros en crédits de paiement et de minorer à due concurrence l’action 01 Soutien aux entreprises du programme 138 Emploi outre-mer .
Le dispositif de cet amendement n'est pas disponible dans les données publiées.
Aucun scrutin public trouvé pour cet amendement : il a probablement été voté à main levée. Le détail nominatif n'existe alors pas.
dispositif indisponible