Projet de loi spéciale prévue par l’article 45 de la loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de finances
Résumé simplifié par IAà actualiser
Ce texte est une loi spéciale sur le budget de l'État, prévue par une règle précise (l'article 45 d'une grande loi sur les finances). Elle permet à l'État de continuer à collecter des impôts et à payer ses dépenses dans des situations particulières, quand le budget habituel n'a pas encore été voté. C'est une mesure d'urgence encadrée par la loi.
💰 L'État peut continuer à fonctionner et à payer ses services publics grâce à cette loi spéciale.
📋 Cette loi concerne les règles de financement de l'État, ce qui touche indirectement tous les citoyens.
Lien établi à partir du texte transmis au Sénat · Correspondance fiable (100 %)
Le parcours de ce texte
Ce projet de loi spéciale, prévu par l'article 45 de la loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de finances, a été promulgué au terme de son parcours parlementaire. Sur les 65 amendements réellement débattus en séance, seuls 7 ont été adoptés et ont ainsi contribué à façonner le texte final. Ce sont les groupes SOC et LIOT qui ont le plus pesé sur ces modifications, avec chacun 2 amendements adoptés (contre respectivement 11 et 6 rejetés), suivis du groupe LFI-NFP avec 2 adoptés et 4 rejetés, et du groupe EcoS avec 1 adopté et 2 rejetés ; les groupes UDR, RN, GDR et DR, qui ont pourtant présenté de nombreux amendements débattus, n'en ont vu aucun aboutir. Les votes sur les articles pris séparément ont recueilli de larges majorités, sans voix contre ou presque, ce qui distingue ces scrutins ciblés du vote global. L'ensemble du projet de loi a été adopté à deux reprises, avec respectivement 496 et 481 voix pour, aucune voix contre, et une soixantaine d'abstentions à chaque fois, témoignant d'un très large accord transpartisan sur le texte dans sa globalité.
Synthèse générée localement par IA le 27 juin 2026
Déposé le 11 décembre 2024Promulgué le 20 décembre 2024Dernière activité : 20 déc. 2024
Le rapport et ses auditions, la bataille d'amendements, les alliances et les points de bascule.
Le rapport du rapporteur
Charles de Courson, rapporteur général de la Commission des finances, soutient sans réserve le projet de loi spéciale déposé par le gouvernement démissionnaire Barnier après la motion de censure du 4 décembre 2024, qui a rendu impossible la promulgation de la loi de finances pour 2025 avant le 1er janvier 2025. Il rappelle que ce recours à une loi spéciale est justifié par la nécessité constitutionnelle d'assurer la continuité de la vie nationale, en s'appuyant sur les précédents de 1962 et 1979 ainsi que sur l'avis favorable du Conseil d'État. La commission a adopté les trois articles sans modification : l'article 1er autorise la perception des impôts et ressources existants jusqu'au vote de la loi de finances 2025, l'article 2 autorise l'État à emprunter pour couvrir ses besoins de trésorerie, et l'article 3 autorise quatre organismes de sécurité sociale (ACOSS, CPRPF, CANSSM, CNRACL) à recourir à l'emprunt faute de LFSS pour 2025. Le rapporteur souligne que cette autorisation emporte la reconduction des prélèvements sur recettes au profit des collectivités territoriales (45 milliards d'euros) et de l'Union européenne, ces transferts étant jugés indispensables à la continuité du fonctionnement des collectivités. Aucune mesure fiscale nouvelle ne peut figurer dans cette loi spéciale, dont l'objet est strictement limité à permettre l'exécution des services publics dans les conditions approuvées lors du dernier exercice budgétaire.
Personnes et organisations consultées
Antoine Armand, ministre de l'économie, des finances et de l'industrieLaurent Saint-Martin, ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publicsConseil d'État (avis n° 409081 du 9 décembre 2024)Conseil constitutionnelSecrétariat général du Gouvernement (SGG)Catherine Vautrin, ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisationAssociation des maires de FranceDavid Lisnard, président de l'Association des maires de France
Rapport résumé localement par IA le 26 juin 2026
Qui a été entendu / qui représente quoi
Auditions du rapport, déclarations HATVP et sources officielles — données publiques, sans inférence d'influence occulte.
Celles et ceux qui pèsent réellement — élu·e par élu·e, groupe par groupe — et ce qu'ils défendent.
Podium d'influence sur ce texte
Top 3 des parlementaires les plus influents sur ce texte, d'après un score explicable sur 100 (amendements aboutis, rôle, votes décisifs, indépendance).
Version après version : ce qui a changé, où, et dans quelle chambre.
Couverture Assemblée / Sénat
Examen au Sénat détecté, mais la couverture y est plus faible qu’à l’Assemblée : couverture incomplète côté Sénat, pas nécessairement une absence d’acte.
Chambre
Étapes
Amendements
Scrutins
Assemblée nationale
5
70
12
Sénat
6
5
1
Débats en séance au Sénat
9 sections de discussion. Comptes rendus définitifs uniquement (retard de 3 à 4 semaines par rapport à la séance).
Rapport / exposé des motifs — Exposé des motifs et/ou rapport disponible.
Représentants d’intérêts (HATVP) — Rapprochement par secteur de la commission saisie (données publiques HATVP).
Limites : Limites connues : contenu des articles (comparaison).
opencitizen.fr/dossiers/DLR5L17N51079
Sources et limites6/7 disponibles
Ce qu’OpenCitizen utilise réellement pour cette fiche, et ce qui manque encore. Une source absente signale une couverture incomplète, pas forcément une absence d’acte.