Urgence démocratique d’appliquer pleinement et entièrement le règlement européen sur les services numériques
Résumé simplifié par IAà jour
La résolution demande à la Commission européenne d’appliquer immédiatement le règlement européen sur les services numériques, y compris de sanctionner les très grandes plateformes qui ne respectent pas les règles. Elle veut que la Commission informe les parlements nationaux des enquêtes en cours et exige un examen approfondi des algorithmes de recommandation de la plateforme X. Elle propose aussi un dispositif d’urgence commun aux États membres pour intervenir rapidement en cas de menace grave, et envisage que les propriétaires de plateformes cèdent leurs parts européennes à des tiers neutres ou que les plateformes soient suspendues ou interdites dans l’UE. Enfin, elle incite le gouvernement français à soutenir ces mesures et à promouvoir le développement d’infrastructures numériques souveraines.
⚖️Les très grandes plateformes devront se conformer aux exigences du règlement européen, sous peine de sanctions ou de suspension dans l’UE.
🔍La Commission devra communiquer aux parlements nationaux l’avancement des enquêtes contre ces plateformes et fournir les résultats des procédures déjà ouvertes.
🛡️Un dispositif d’urgence sera mis en place entre les États membres pour prendre des mesures provisoires en cas d’infractions graves pouvant provoquer une crise systémique.
💼Les propriétaires de plateformes pourraient être obligés de céder leurs parts européennes à des tiers sans conflit d’intérêts, ou voir leurs plateformes suspendues ou interdites.
🤖La plateforme X devra fournir des informations détaillées sur le fonctionnement de ses algorithmes de recommandation à la Commission européenne.
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Le parcours de ce texte
Ce texte est une résolution qui appelle à l'application pleine et entière du règlement européen sur les services numériques ; son statut est « en cours », ce qui signifie qu'il n'a pas encore abouti à une décision définitive. En séance, 8 amendements ont été réellement débattus — c'est-à-dire soumis à un vote précis sur leur contenu —, et 7 d'entre eux ont été adoptés, modifiant concrètement le texte au fil des discussions. Le groupe SOC est le seul dont les amendements ont fait l'objet d'un vote : il a obtenu l'adoption de 7 amendements et en a vu 1 rejeté, ce qui en fait le principal acteur de la rédaction du texte à ce stade. Ces modifications successives ont donné lieu à six versions du document, chacune reflétant les ajustements apportés en séance. Il est important de distinguer ces votes sur des amendements précis du vote sur l'ensemble du texte : à ce stade, aucun scrutin solennel portant sur le sort global de la résolution n'a été enregistré, et son avenir reste donc à trancher.
Synthèse générée localement par IA le 27 juin 2026
Déposé le 3 février 2025Dernière activité : 11 juin 2025
Le rapport et ses auditions, la bataille d'amendements, les alliances et les points de bascule.
Le rapport du rapporteur
Les rapporteurs Thierry Sother et Jérémie Iordanoff considèrent que le règlement européen sur les services numériques (DSA), entré en vigueur après 2023, n'est pas suffisamment appliqué par la Commission européenne et les autorités nationales, notamment face aux manquements de la plateforme X depuis son rachat par Elon Musk. Ils documentent trois dérives majeures de X : la réduction drastique de la modération des contenus (licenciement de 80 % des effectifs dont la moitié des modérateurs), la manipulation de l'algorithme au profit de Musk et de ses alliés politiques, et la fermeture de l'API rendant toute recherche indépendante impossible. Les rapporteurs proposent des actions à trois niveaux : d'abord, forcer la Commission européenne et les autorités nationales à exercer pleinement les pouvoirs que le DSA leur confère déjà ; ensuite, repenser le modèle économique des plateformes pour que la rentabilité soit compatible avec des architectures numériques éthiques ; enfin, construire une véritable souveraineté numérique européenne face à la dépendance aux géants américains. Ils s'appuient sur des cas concrets, notamment l'ingérence numérique lors du premier tour de l'élection présidentielle roumaine de novembre 2024, pour démontrer l'urgence d'une action réglementaire renforcée.
Personnes et organisations consultées
Think tank Renaissance numériqueCabinet BakamoNewsguardCenter for Countering Digital HatePlateformer (média spécialisé)BloombergNew York TimesLe MondeUniversité du LuxembourgUniversité Paris-SorbonneHEC ParisUniversité Technologique du QueenslandCommission européenneEurobaromètreConseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) / ARCOMThierry Breton (ancien commissaire européen au marché intérieur)Lawrence Lessig (professeur, Université Harvard)Mark Zuckerberg (directeur général de Meta/Facebook)
Rapport résumé localement par IA le 26 juin 2026
Qui a été entendu / qui représente quoi
Auditions du rapport, déclarations HATVP et sources officielles — données publiques, sans inférence d'influence occulte.
Le député Laurent Lhardit a présenté une série d’amendements visant à améliorer la rédaction du texte relatif à l’application du règlement européen sur les services numériques, à préciser les références juridiques (corriger la confusion DSA/DMA), à ajouter le DMA parmi les visas, à préciser que certaines dispositions s’appliquent uniquement au DSA, à ajuster la langue (féminisation, correction de mots), et à demander davantage de moyens à la Commission européenne pour appliquer les règlements. Tous les amendements soumis (huit au total) ont été adoptés, sauf un (n°CE6) qui a été rejeté, et aucun vote n’a été enregistré sur le dossier.
Proposer une correction rédactionnelle de l’alinéa 32 pour remplacer « correspondantes » par « correspondant » (amendement n°CE1, adopté).
Rectifier une erreur de référence juridique en remplaçant « DMA » par « DSA » et en précisant le texte du règlement sur les services numériques (amendement n°CE2, adopté).
Insérer le texte du règlement (UE) 2022/1925 (DMA) dans les visas du projet de loi (amendement n°CE3, adopté).
Préciser que l’alinéa 27 concerne uniquement le DSA et non le DMA (amendement n°CE4, adopté).
Le groupe Socialistes et apparentés a cherché à affiner le texte du règlement européen sur les services numériques en corrigeant des erreurs de rédaction, en précisant les références juridiques (passage du DSA au DMA), et en insérant des mentions explicites du DMA. Il a également demandé que la Commission européenne dispose de moyens humains et matériels supplémentaires pour appliquer efficacement le règlement, et a proposé des précisions sur les conditions de cession forcée des plateformes. Sur les huit amendements déposés, sept ont été adoptés et un (CE6) a été rejeté, ce qui traduit une position majoritairement favorable au texte tel qu’amendé.
Correction de la terminologie et des références juridiques (ex. remplacer « correspondantes » par « correspondant », préciser le « règlement sur les services numériques » au lieu du DSA).
Insertion explicite du DMA dans les visas du texte, afin de le placer au même niveau que le DSA.
Clarification que l’alinéa 27 s’applique uniquement au DSA et non au DMA, afin d’éviter toute confusion juridique.
Demande d’augmentation des moyens de la Commission européenne (humains et matériels) pour assurer le respect du règlement sur les services numériques et du règlement sur les marchés numériques.
pour
Synthèses générées par IA le 2 juillet 2026, à partir des amendements et scrutins officiels.
Comment le texte évolue
Version après version : ce qui a changé, où, et dans quelle chambre.
Les versions du texte, lecture par lecture
Comment le texte a évolué d'une lecture à l'autre dans la navette parlementaire.
AssembléeRenvoi préalable à la CAE3 févr. 2025Voir le texte
comparaison article par article à compléter
AssembléeTravaux de la commission saisie au fond19 mars 2025Voir le texte
Couverture Assemblée / Sénat
Aucune trace d’examen au Sénat à ce jour. Couverture incomplète possible : OpenCitizen n’affiche pas le Sénat tant qu’il n’est pas rattaché de façon fiable.
Chambre
Étapes
Amendements
Scrutins
Assemblée nationale
5
8
0
Sénat
0
0
0
Aucun dossier jumeau au Sénat rattaché de façon fiable à ce stade.
Examiné à l’Assemblée nationaleAssemblée : 5 étapes
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