GESTGroupe Écologiste - Solidarité et TerritoiresSénat 34 amendements
Le groupe Écologiste – Solidarité et Territoires a présenté une série d’amendements visant à rappeler le caractère historique et symbolique du 1er mai, à interdire le travail de nuit ce jour‑là, à imposer l’avis du comité social et économique ou de la commission paritaire régionale, et à garantir des indemnités majorées pour les salariés volontaires. Tous ces amendements ont été rejetés, ce qui signifie que le groupe n’a pas réussi à bloquer la création de la nouvelle dérogation prévue par le projet de loi. En conséquence, le groupe a voté contre le texte dans son ensemble.
- Inscription d’une mention historique rappelant que le 1er mai est l’héritage de luttes sociales, y compris coloniales (amendement n°10).
- Interdiction du travail de nuit le 1er mai pour les salariés volontaires (amendement n°11).
- Conditionnalité de la dérogation à l’avis conforme du comité social et économique (amendement n°12) ou de la commission paritaire régionale (amendement n°13).
- Demande d’indemnisation majorée (double ou triple salaire) à la charge de l’employeur pour les salariés travaillant le 1er mai (amendements n°22, n°23).
contre
CRCE-KGroupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - KanakySénat 24 amendements
Le groupe a cherché à préserver le caractère sacré du 1er mai en s’opposant à toute dérogation autorisant le travail volontaire des boulangers‑pâtissiers et des fleuristes. Il a proposé des mesures de protection renforcée – majoration salariale minimale de 100 %, interdiction du travail de nuit, exclusion des mineurs et des apprentis, et renforcement du rôle du CSE – toutes rejetées. Le groupe a également demandé le maintien d’un repos compensateur obligatoire et l’interdiction de remplacer la indemnité financière par du repos. L’ensemble de ses amendements a été rejeté, reflétant une position globale de refus du texte.
- Maintien de l’interdiction de travailler le 1er mai, sauf en cas de volontariat strictement encadré, afin de protéger le jour férié.
- Imposition d’une majoration salariale d’au moins 100 % pour tout travail effectué le 1er mai, sans possibilité de compensation en repos.
- Exclusion du travail le 1er mai pour les salariés de moins de 18 ans, les apprentis et les mineurs, afin de garantir leur protection.
- Renforcement du rôle du comité social et économique (CSE) et des commissions paritaires dans l’octroi de toute dérogation au 1er mai.
contre
SERGroupe Socialiste, Écologiste et RépublicainSénat 8 amendements
Le groupe Socialiste, Écologiste et Républicain a présenté huit amendements visant à protéger le caractère symbolique du 1er mai, à restreindre le travail ce jour‑là aux seuls artisans eux‑mêmes (boulangers‑pâtissiers et fleuristes) et à exclure l’emploi de salariés, à préciser les dérogations déjà prévues par le code du travail, à imposer un accord de branche « étendu » garantissant des contreparties salariales et un repos compensateur, et à instaurer une obligation de transparence sur le volontariat des salariés. Tous ces amendements ont été rejetés, le groupe s’étant opposé à la modification du régime du 1er mai. Leur ligne de vote a été uniformément contre les propositions du projet de loi.
- Protection du 1er mai comme symbole de luttes ouvrières et opposition à toute remise en cause du jour férié chômé et payé.
- Clarification du droit applicable aux artisans boulangers‑pâtissiers, limitant le travail le 1er mai à l’entrepreneur, son conjoint ou sa famille, sans recours aux salariés.
- Clarification du droit applicable aux artisans fleuristes, avec les mêmes restrictions que pour les boulangers‑pâtissiers.
- Exigence d’un accord de branche « étendu » afin de garantir négociation collective, majoration salariale et repos compensateur pour les salariés volontaires.
contre